Projet scénographique

Le projet scénographique se décline sur trois salles d’exposition permanente, sur quatre axes de travail :

  • Les grandes phases de création des premiers mouvements et réseaux de résistance auboise,
  • L’immersion dans la vie quotidienne au maquis aubois,
  • La compréhension des conséquences d’un tel engagement dans la clandestinité, néfastes (arrestations, déportation et exécutions) comme bénéfiques, amenant vers la Libération de Troyes et de façon plus englobante, de la France
  • Le travail de mémoire dans l’Aube, indispensable à la transmission des histoires évoquées, et perpétué par le travail sans relâche des associations locales et les nombreuses commémorations et monuments visibles sur le territoire.
Schéma du projet scénographique, en amont © H. Robert, Arc-en-Scène

Des chronologies synoptiques seront proposées pour permettre au visiteur, tout le long de son parcours au sein du musée, de comprendre le déroulé des événements à un niveau local, et son parallèle et ses échos avec les événements à un niveau national.

Des cartes et organigrammes permettront également de faciliter la lecture des événements propres à la Résistance auboise

Le parcours du futur musée – Plan © Arc-en-Scène

Partie 1 : Entrer dans la Résistance, dans l’Aube : Un contexte historique

Cette première partie invite à comprendre le contexte dans lequel les Résistants aubois ont été amenés à s’engager dans la lutte contre l’Occupant, de la compréhension des motivations d’un refus – celui de la défaite, de l’occupation de la France, et l’idéologie nazie et du régime de Vichy – aux contextes de vie sous l’Occupation dans l’Aube – la surveillance, les restrictions, la répression, les conditions de vie – jusqu’à l’organisation des premiers groupes de résistance (réseaux et mouvements) et des premières actions de résistance dans l’Aube.

Ce premier pas proposera, à l’aide d’une recontextualisation sommaire, de comprendre ce qui initia et encouragea plus de deux milliers d’hommes et de femmes à œuvrer pour la libération de l’Aube.

Salle 1, Musée de la Résistance de l’Aube – vue 3D © Arc-en-Scène
Salle 1, Musée de la Résistance de l’Aube – Axonométrie © Arc-en-Scène

Partie 2 : Vivre au maquis dans l’Aube

La seconde partie s’attache à la présentation de la vie au maquis dans l’Aube ; seront relevées les spécificités du Mussy-Grancey ou Montcalm, d’une taille et d’une organisation hors norme dans l’Aube, par le biais d’ilots au sein du parcours.

Cette partie permettra une incursion immersive au cœur d’un maquis résistant aubois, en rappelant la clandestinité, la ruralité, et surtout son fonctionnement militaire.

L’ambiance change ici : les lumières s’abaissent, nous sortons progressivement de la ville et des communes pour nous diriger véritablement au cœur de la forêt, dans une ambiance tamisée, qui devient de plus en plus lourde, chaude et boisée à l’approche de l’été 1944.

Le processus de médiation est immersif : l’ambiance, mais aussi les témoignages locaux vont jouer un rôle primordial pour accompagner cette mission. Comprendre les engagements divers de chacun, le contexte de guerre, le quotidien et sursauts de chacun…

Il va être tout d’abord question de comprendre les évènements chronologiques qui ont mené jusqu’à la prise du maquis, puis la structuration des Forces Françaises de l’Intérieur, l’annonce du débarquement du 6 juin 1944 et l’impact sur l’organisation de la vie des maquis aubois.

Une seconde partie, thématique cette fois-ci, permettra d’entrer de façon plus immersive dans ce quotidien au sein de la clandestinité : comment rentre-t-on au maquis, comment s’y alimente-t-on et y vit-on, quels sont les liens entretenus avec les villages alentours, qu’y fait-on ? Toutes ces questions seront abordées afin de cerner plus précisément qui furent ces maquisards aubois, et quel fut leur mode de vie durant cet été 1944.

Salle 2, Musée de la Résistance de l’Aube – vue 3D © Arc-en-Scène
Salle 2, Musée de la Résistance de l’Aube – Axonométrie © Arc-en-Scène

Partie 3 : Les conséquences de l’engagement

La troisième partie du musée évoquera les conséquences de la Résistance auboise, et posera un regard de recueillement sur le prix et les risques de l’engagement : les attaques allemandes et les combats face à l’ennemi, les arrestations, mais également les exécutions ainsi que les déportations.

Sera de mise une discrétion et un respect à instaurer face aux objets et aux images. La lumière, baissée, accentuera cette volonté.

Des conséquences plus heureuses également, puisque nous pourrons évoquer la Libération de Troyes puis des poches atlantiques, à laquelle certains combattants du maquis Mussy-Grancey ont participé. Nous pourrons ouvrir ainsi notre regard vers la création du 131e RI à la suite de la Libération, en en présentant l’historique et le devenir.

Salle 3, Musée de la Résistance de l’Aube – vue 3D © Arc-en-Scène
Salle 3, Musée de la Résistance de l’Aube – Axonométrie © Arc-en-Scène

Partie 4 : Le travail de mémoire

En nous dirigeant vers la sortie du musée, c’est la notion de mémoire, qui était initialement au cœur de la création du musée, qui permettra au visiteur de faire une boucle et se rappeler la nécessité de parler, d’évoquer et de réfléchir autour de la notion de Résistance et de témoignage historique. Cette ouverture pourra se poursuivre par le biais des randonnées historiques autour de la vie au maquis proposées par les associations locales.



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